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Grève chez Amadeus
jeudi 1 juin 2006 | Actualité: économie locale
La société de réservation de voyages Amadeus France Services, basée à Issy-les-Moulineaux, est en grève. La CFDT et la CGT ont appelé à une grève reconductible à partir du mardi 30 mai 2006 pour dénoncer le plan social qui prévoit 160 suppressions de postes sur les 320 du site isséen, dont 83 dès 2006.
Rien ne va plus chez Amadeus France, société installée sur l'Ile St Germain à Issy-les-Moulineaux. Depuis janvier dernier, les salariés s'opposent à la direction sur le "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE). Manifestations et grèves se succèdent sur le site isséen. Amadeus, qui est dirigé en France par Philippe Chérèque, est le n°1 mondial des systèmes de réservation de voyages et détient 55% du marché européen. Au total, le groupe compte en France environ 3000 salariés avec des filiales bien connues comme Opodo, Promovacances...
La direction justifie ces suppressions de postes par la disparition progressive de l'activité de billetterie classique remplacée par le billet électronique : " le e-ticket va s'imposer et tout un pan de notre activité liée à la billetterie va disparaître". Mais la CGT dénonce en particulier le désengagement d'Air France l'année dernière (avec une plus-value nette de 504 millions d'euros), l'externalisation, et un plan social "bradé". Le Tribunal de Grande instance de Nanterre avait déjà ordonné en janvier aux sociétés Amadeus France Services SA et Amadeus SNC "de reprendre la procédure d'information et de consultation sur les projets de réorganisation en cours en respectant les dispositions du Code du travail".
Dans un communiqué du 30 mai, la direction d'Amadeus précise qu'elle "souhaite que les négociations soient finalisées rapidement sur le PSE présenté au personnel en février". Elle propose une prochaine réunion du comité d'entreprise le 2 juin. Selon le plan de la direction, une moitié des 83 postes est externalisée vers des "entreprises partenaires", l'autre moitié des postes devant être compensée par des emplois au sein de sociétés en France ou à l'étranger !
Selon la CFDT, "les salariés vivent de promesses non tenues". Le syndicat demande " des mesures d'accompagnement" social " dignes de ce nom et à la hauteur des moyens du groupe". Il accuse enfin la direction de " jouer la montre en attendant d'obtenir les démissions qu'elle escompte au fur et à mesure qu'elle n'a plus besoin de salariés".
