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4e collège
mercredi 15 février 2006 | Actualité: les dossiers

En 2007, enfin un nouveau collège à Issy-les-Moulineaux ! On pourrait se féliciter de voir le Conseil général des Hauts-de-Seine se lancer dans la construction d'un nouvel établissement, pourtant c'est la désillusion : les 600 futurs élèves devront trouver place sur un terrain de 3165m2 soit la moitié de la "norme" dans le département. Pire : le terrain retenu est coincé entre le talus du RER C et un immeuble de bureaux de 30 000 m2…
Nous avons déjà longuement évoqué du terrain du 4ème collège, coincé entre
des bâtiments de 7 étages et le talus du RER C. Contrairement aux affirmations
du conseiller général Subrini qui parle d’un « petit collège » avec au
mieux 400 élèves, ce sont bien 600 collégiens qui seront logés dans ce cul
de basse-fosse.
Le Conseil général, au plus haut niveau, fait d’ailleurs
quelques commentaires bien sentis sur la politique urbanistique du maire
qui ne trouve que quelques délaissés d’opérations immobilières pour
l’implantation de bâtiments publics. Le Conseil général regrette d’ailleurs
l’étroitesse du terrain puisque avec 3165m2, c’est moins que la moitié de la
« norme » dans les Hauts-de-Seine (qui demande un terrain de 6500m2 pour
un collège "600" construit sur seulement 3 niveaux). Pour faire un peu de
place malgré tout, le département a décidé de supprimer le gymnase dans
l’enceinte du collège. La contrepartie est l’utilisation de la future halle des
sports municipale, qui soit dit en passant va encore faire disparaître des espaces ouverts
qui sont comptabilisés dans les espaces verts… Ce gymnase ne sera donc
pas disponible pour les autres isséens pendant les horaires scolaires et le
mercredi après-midi.
Voilà encore une fois et malgré les discours lénifiants,
un indice du peu d’intérêt du Maire pour la vie quotidienne des isséens.
Laurent Pieuchot
Documents
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Une vidéo du terrain du futur collège : vidéo (format Real)
Le schéma du projet :

Le triangle rouge indique l'emplacement du futur collège.
Des photos du terrain du futur collège :

Vue panoramique

Le "trou" du chantier et l'immeuble de Canal
Les collèges d'Issy-les-Moulineaux, un sujet évoqué à plusieurs reprises dans Alternatives isséennes
Article paru dans Alternatives isséennes n°4 (été 2005)
4e collège : nos ados sacrifiés aux promoteurs
Victor Hugo est un collège 600 : 719 élèves cette année !
La Paix, collège 400 : 468 élèves
Matisse, collège 500 : 529 élèves
Les collèges ont été les grands oubliés de la politique de surdéveloppement de la municipalité. Alors que les 3 collèges sont déjà surchargés, que les associations de parents d'élèves alertent depuis plus de 10 ans les autorités sur la situation critique résultant de l'explosion démographique de la ville, le 4e collège est construit, dit le panneau, « pour répondre aux besoins des habitants du nouveau quartier des bords de Seine ». C'est un collège 600. C'est à dire qu'il accueillera entre 600 et 700 élèves !
La ville n'a pas été capable de garder une parcelle commode pour y construire un établissement digne de ce nom. Pour l'éducation des adolescents isséens, la municipalité propose un cul de basse-fosse coincé entre un immeuble d'habitation dont la construction se termine, l'immeuble de l'administration de Canal+ et le talus du RER.
Ces 3100 m2 de terrain pollué, sont si petits que Nicolas Sarkozy lui-même dit au Conseil général que « le terrain est exigu ». Sur ce terrain on va faire tenir un bâtiment de 8 niveaux dont 2 en sous-sol et une cour de 800 m2 (soit moins de 1,3 m2 d'espace de détente et de jeu par collégien). Ce bâtiment, dont la qualité architecturale en fera un bel objet, loin des préoccupations et des besoins de l'éducation des jeunes de 11 à 15 ans, aura 6 étages dont 5 réservés à l'enseignement, un accès difficile pour les services de sécurité, une cour de moins de 800 m2. Sachant que la hauteur de talus du RER correspond à un immeuble de 3 étages, que la façade donnera sur le chemin de fer, les salles seront sombres et bruyantes. Voilà ce qui attend nos futurs collégiens.
Issy-les-Moulineaux dont le maire dit que c'était une friche industrielle avant qu'il ne s'en occupe, présentait pourtant des opportunités fantastiques pour programmer des établissements scolaires de qualité. Au lieu de cela, les terrains ont été tous aliénés à la densification, à l'édification des immeubles de bureau de la Plaine, à la densification de quartiers entiers comme la Ferme ou le Colombier, à l'occupation de la plus petite parcelle par les promoteurs immobiliers.
Nous ne pouvons accepter que le 4e collège soit construit dans ces conditions. Nous soutenons l'action des associations de parents d'élèves, des familles qui s'inquiètent du futur de leurs enfants. Une autre solution doit être envisagée, quitte à en passer par un collège provisoire en retardant un autre équipement public. La municipalité doit dégager un autre terrain, en renégociant avec un promoteur, pour permettre la construction d'un collège qui offre toutes les garanties d'une éducation secondaire de qualité, gage d'une réussite ultérieure pour nos enfants.
Laurent Pieuchot
Article paru dans Alternatives isséennes n°3 (2003/2004)
Les collèges
Les bâtiments des collèges sont depuis 20 ans sous la responsabilité du Conseil général des Hauts de Seine présidé par Charles Pasqua. Les 3 collèges de la ville datent de l’époque où notre commune ne comptait que 40 000 habitants. Nos collèges étaient trop petits dès l’origine. Aujourd’hui, ils explosent. Pour deux d’entre eux (Matisse et Victor Hugo), le manque d’entretien régulier des bâtiments impose aujourd’hui une rénovation lourde. Actuellement, les 3/4 des collégiens d’Issy-les-Moulineaux sont installés dans des bâtiments provisoires !
Au collège Matisse, les travaux ont démarré avec plus d’un an de retard. Le collège qui était déjà trop petit va être reconstruit avec la même capacité... En attendant, des enfants isséens du secteur ne pourront pas êtres accueillis l’an prochain, les préfabriqués étant déjà saturés. Ils ne pourront sans doute pas plus être hébergés dans le collège reconstruit.
Le collège Victor Hugo vient de déménager sur le stade municipal Voisin dans des préfabriqués. L’exemple de Matisse laisse craindre que les travaux de rénovation ne commencent pas tout de suite. Aujourd’hui les « algéco » du collège provisoire sont pleins et des isséens ne peuvent pas inscrire leurs enfants dans ce collège public. Avec la délocalisation provisoire actuelle, le nombre d’enfants restant à la cantine a doublé. La cuisine centrale de Boulogne qui prépare les repas des collégiens ne peut pas faire face à l’augmentation des demandes des familles. Et là encore, le collège Victor Hugo gardera après sa rénovation une capacité inchangée.
Le collège de la Paix est comme les deux autres : surpeuplé. La cour a été amputée par des « algéco » nécessaires à la bonne marche du collège. Cela pose des problèmes de sécurité et de gestion des emplois du temps. Des familles du secteur du collège sont invitées à scolariser leurs enfants ailleurs. Pourtant, l’extension évoquée par André Santini dans son projet mégalo d’urbanisation du Fort n’est plus à l’ordre du jour.
Le quatrième collège, nécessaire depuis 10 ans, en est seulement aux études préalables. Alors que la surface cadastrale moyenne du terrain des trois autres collèges de la ville est de 8157 m², ce nouveau collège, enclavé entre le RER C, une rue étroite et un immeuble de bureaux, ne disposera que de 3165 m² ! Les promoteurs ont toujours la part belle, au détriment des équipements publics. Pour scolariser leurs enfants dans des conditions décentes, de plus en plus de familles font le choix des établissements privés. C’est le résultat d’une absence de politique scolaire et d’un développement trop rapide de la ville. Le maire d’Issy ne semble pas avoir pris la pleine mesure des conséquences d’une urbanisation faite à marche forcée. Avec plus de 60 000 habitants, nous devons exiger un plan d’envergure pour la construction de nouveaux collèges à Issy. Le Conseil général en a les moyens puisque chaque année il dilapide dans le seul fonctionnement de l’université privée « Léonard de Vinci » (dite Fac Pasqua) le coût de construction de deux collèges ! Tout le monde s’accorde à dire, en ces temps de « grand débat sur l’école » que le collège est le noeud de la réussite de nos enfants. Il n’est pas acceptable que les collectivités (mairie et conseil général) ne remplissent pas pleinement cette mission.
