Sursis pour l’usine TIRU, polluante et hors la loi !
jeudi 2 février 2006 | Archives
Contrairement à ce qui était prévu, l’usine d’incinération des ordures ménagères d'Issy-les-Moulineaux n’a pas craché sa dernière fumée le 28 décembre dernier.
Réquisitionnée par le Préfet des Hauts-de-Seine, elle continue à produire de la vapeur pour chauffer des habitations et des hôpitaux voisins mais en même temps, elle continue à polluer l’atmosphère puisqu’elle émet des rejets nuisibles et toxiques en quantité supérieure à ce que la loi autorise aujourd’hui.
On nous explique que ce maintien en activité est nécessaire car la centrale de production de chaleur de Beaugrenelle censée prendre le relais n’entrera en activité que fin février. Il est clair que le chauffage des habitations et des hôpitaux ne pouvait cesser simplement parce que la nouvelle centrale de chauffe n’était pas prête. Les responsables de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) qui ont programmé la nouvelle centrale de chauffe trop tardivement (2 mois trop tard) ont donc fait preuve d’imprévoyance. Mais n’y a t’il pas eu aussi erreur de programmation de la part de ceux qui avaient la charge d’organiser la fermeture et le remplacement de la vieille TIRU et qui depuis son inauguration il y a 40 ans savaient qu’elle serait "à bout de souffle" aux alentours de l’an 2000 ? Peut-être eux aussi ont-ils fait preuve d’imprévoyance et lancé le chantier un peu tard puisque la nouvelle usine n’entrera en activité que dans 18 mois environ.
On peut donc critiquer les responsables de la CPCU, mais on peut sans doute associer à cette critique les responsables du SYCTOM (le syndicat intercommunal qui gère la TIRU) et notamment son président de l’époque Monsieur DOMINATI ainsi que les maires les plus directement concernés par le remplacement de cette trop vieille usine : l’ancien maire de Paris et sans doute aussi quelques autres.
François Gouesse
